Bordeaux est une ville de pierre. Les immeubles de rapport du XVIIIe et du XIXe siècle, leurs bandeaux, corniches, balcons et encadrements composent un vocabulaire architectural qui ne se répare pas comme un mur d'enduit. Chaque reprise suppose de lire le parement d'origine avant de le retailler.
Nicolas Fabre, cordiste certifié CATC et maçon de formation, a passé dix ans sur des ouvrages bordelais exigeants avant de fonder l'entreprise. Romain Richard, CAP tailleur de pierre formé six ans chez les Compagnons du Devoir et cordiste IRATA niveau 1, apporte le geste de la taille. Le chantier est mené par les artisans qui l'ont chiffré.
Concrètement, nous traitons des façades qui se creusent, des pierres qui sonnent creux, des joints ciment qui piègent l'humidité, des corniches qui menacent la rue. La réponse va du simple rejointoiement à la chaux à la greffe ou au remplacement d'un bloc taillé dans la pierre du même banc.
Travailler à Bordeaux impose aussi un cadre administratif : déclaration préalable, avis de l'Architecte des Bâtiments de France en secteur sauvegardé, gestion des accès en rue passante. Ces contraintes font partie du chantier et se préparent en amont.